Publié le 07/08/2026 à 19h03

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Bien que le surtourisme génère des tensions, il représente 13 % des revenus de Barcelone.

Bien que le surtourisme génère des tensions, il représente 13 % des revenus de Barcelone. Guillem de Balanzó / ADOBE STOCK

Après avoir reçu 15,7 millions de visiteurs en 2025, la capitale catalane entend arrêter la course folle aux records de touristes.

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Dans un entretien au New York Times, les autorités de Barcelone tapent du poing sur la table face au surtourisme. Après avoir reçu 15,7 millions de visiteurs en 2025, la capitale catalane veut plafonner sa fréquentation à 16 millions par an. « Nous ne voulons plus croître », assène José Antonio Donaire, nouveau commissaire au tourisme durable.

L’objectif n’est pas de fermer la ville aux visiteurs, mais d’en changer le profil. Aujourd’hui, deux touristes sur trois viennent pour les loisirs - la fête, surtout. La municipalité vise un tiers de voyages d’affaires, un tiers de tourisme culturel et un tiers de loisirs. Pour freiner la demande, elle refuse surtout d’augmenter les capacités d’hébergement. Les locations touristiques type Airbnb doivent être interdites en 2028. La ville vise aussi « zéro croisiériste à la journée », notamment en augmentant leur taxe au maximum.

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Reconquérir des espaces délaissés par les habitants

Le pari est économique autant que politique : le tourisme représente 13 % des revenus de Barcelone, mais il renchérit le logement pour les habitants de la ville, sature les transports et les services publics. La mairie veut que la taxe touristique finance entièrement les coûts de sécurité, de propreté ou de transport liés aux visiteurs. « Un habitant ne devrait pas avoir à payer pour les services dont bénéficie un visiteur », défend José Antonio Donaire. À la Boqueria comme sur les Ramblas, la ville veut reconquérir des espaces délaissés par ses habitants, quitte à sacrifier une partie de la croissance touristique.