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Macroéconomie, politique monétaire, phénomènes de marché : chaque semaine, le Figaro Patrimoine et Bourse propose l’éclairage d’un professionnel de la finance.
Passer la publicitéJamais en France les incendies n’ont été aussi dévastateurs qu’en 2026. Pourtant, «leur impact sur le PIB et les coûts budgétaires afférents devraient rester limités», calcule Andrew Kenningham, économiste principal pour l’Europe du cabinet britannique Capital Economics.
Des sinistres violents, mais «cantonnés»
Tout d’abord, «les incendies se cantonnent à quelques régions spécifiques», notamment la Gironde qui ne représente que 2,5% du PIB hexagonal. Capital Economics cite une étude chiffrant, pour les pays d’Europe du Sud, l’effet négatif des incendies à 0,1 ou 0,2% de la croissance du PIB régional.
Ensuite, ce cantonnement est également sectoriel : frappant l’espace rural, ces feux pénalisent surtout l’agroforesterie et l’agriculture, deux secteurs relativement modestes au sein du PIB national, ainsi que le tourisme. Les grandes infrastructures et les villes n’ont pas été touchées.
Des contre-effets puissants
Enfin, «les catastrophes naturelles peuvent paradoxalement produire des effets économiques si positifs qu’ils contrebalancent le choc initial»