Publié le 08/08/2026 à 11h00

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Neuf des dix destinations les plus recherchées par les parents d’enfants de moins de deux ans se situent à environ trois heures de vol depuis la France.

Neuf des dix destinations les plus recherchées par les parents d’enfants de moins de deux ans se situent à environ trois heures de vol depuis la France. TATYANA TOMSICKOVA / Tomsickova - stock.adobe.com

Formalités, budget, rythme des siestes à respecter... Voyager avec un nourrisson ne s’improvise pas, au point de jouer dans le choix de la destination, selon une étude.

Les parents de nourrissons ne sont pas des voyageurs comme les autres. Selon une étude de Kayak publiée fin juillet, la durée du vol s’impose comme le premier critère de choix des familles voyageant avec un enfant de moins de deux ans, devant la destination elle-même.

Avant de poser leurs valises, ces parents pensent poussette pliante, carnet de vaccination à jour et sieste calée entre deux repas. Car rien n’interdit vraiment de prendre l’avion avec un nourrisson - hormis les tout premiers jours de vie - mais le voyage se prépare, lui, bien différemment.

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Trois heures sinon rien ? 

Difficile de dire si c’est le Maroc qui séduit les familles, ou l’inverse. Le pays affiche une hausse de 9% de visiteurs français sur le premier semestre 2026, et Marrakech s’installe sans surprise sur le podium des destinations prisées par les parents voyageant avec un bébé, aux côtés d’Alger et Tunis. Trois villes, une même logique : une durée de vol qui ne dépasse jamais les trois heures depuis la France, pour un aller-retour compris entre 200 et 330 €. Un calcul qui suit une même logique : moins le trajet dure, moins il laisse de place à une crise de larmes ou un biberon à réchauffer en catastrophe.

Une destination s’affranchit pourtant de cette règle. Malgré près de six heures de vol, le trajet le plus long des dix villes du classement, Dakar se classe tout de même neuvième La raison tient à la démographie plutôt qu’au tourisme, selon l’agence nationale de l’aviation civile sénégalaise. L’axe Paris-Dakar reste l’une des liaisons les plus empruntées entre les deux pays, portée par la diaspora sénégalaise en France.

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Un bagage à main pas comme les autres

Une fois la destination choisie, le vrai casse-tête commence à l’embarquement. Poussette pliante et siège-auto homologué voyagent gratuitement en soute. Le sac à langer trouve sa place en cabine sans discussion. Le lait et les petits pots échappent eux aussi à la sacro-sainte limite des 100 ml, à condition de les présenter séparément au contrôle de sécurité, où une file prioritaire reste accessible aux familles, souvent gratuite pour les moins de deux ans même si le passage automatisé rapide aux frontières extérieures (PARAFE) leur reste fermé.

Le vrai frein tient moins à la logistique qu’à l’âge du bébé. Il est conseillé d’attendre au moins une semaine après la naissance avant le premier vol, le temps que le nouveau-né s’adapte à son nouvel environnement, rappelle l’Institut Pasteur de Lille. Une consultation médicale avant le départ reste recommandée pour vérifier que les vaccinations sont à jour, en particulier pour les destinations les plus lointaines. Les anciens grands prématurés font l’objet d’une vigilance particulière.

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Pas de frais en plus

Voyager avec un nourrisson ne rime pas forcément avec frais supplémentaires. Sur ce podium des destinations les plus recherchées, plusieurs affichent des nuits d’hôtel sous les 100 €, à commencer par Dakar (50 € en moyenne) et Alger (76 € en moyenne), suivies de près par Tunis (78 € en moyenne). Le bébé lui-même voyage généralement sans frais, assis sur les genoux d’un adulte pour un vol domestique, et pour environ 10% du tarif adulte à l’international. Reste à choisir l’horaire, sans certitude absolue, si ce n’est qu’un vol de nuit peut faciliter les longs trajets, quitte à prendre le risque de réveiller quelques rangées de passagers.

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Au-delà des chiffres, ce nouveau calcul en dit long sur une évolution plus large des vacances en famille. La durée du vol, longtemps reléguée derrière l’attrait de la destination, s’impose peu à peu comme un critère de choix à part entière, bien au-delà du seul cas des nourrissons. Une manière de voyager où le confort du trajet compte parfois autant que le dépaysement lui-même.