RÉCIT - Un corps, surnommé macabrement «green boots» par les alpinistes, a enfin été identifié, 30 ans après sa mort. Une expédition est en préparation pour le descendre de la montagne.
Des cadavres reposent toujours sur la plus haute montagne du monde. L’Everest n’est pas surnommé «la montagne tueuse», comme son cousin le Nanga Parbat, dans les hauts sommets du Pakistan. Mais depuis sa première conquête, le 29 mai 1953, plus de 340 personnes sont tout de même mortes sur ses flancs. Et pour les grimpeurs qui ont péri dans ses plus hautes altitudes, le toit du monde est devenu un cimetière pour l’éternité. Car passé 8000 mille mètres, il est presque impossible de descendre un corps.
En dessous du sommet, côté népalais, il y a le Néo-zélandais Rob Hall, ce guide chevronné, qui a succombé en tentant de sauver un client pris dans une terrible tempête. Près du col sud, il y a l’Allemande Hannelore Schmatz, morte d’épuisement à la descente. De l’autre côté, sous l’interminable arête tibétaine, le célèbre britannique George Mallory gît encore, un siècle après sa disparition, dans le versant nord. Mallory avait tenté de gravir le sommet en 1924 avec son compagnon Irvine, dont on…