Publié le 08/08/2026 à 13h30

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Un centre Emmaüs de collecte et de tri, à Cahors.

Un centre Emmaüs de collecte et de tri, à Cahors. Juliette Avice

DÉCRYPTAGE - Les volumes d’articles à collecter explosent et leur qualité se dégrade. Un projet de réforme, piloté par le ministre de la transition écologique, doit entrer en vigueur début 2027.

Un coup de force, qui est à un énième appel à l’aide. En juin, l’entreprise de réinsertion Le Relais, dont les 22 000 conteneurs assurent 50 % du ramassage des vêtements usagés en France, a brutalement pris la décision de supprimer 3400 points de collecte. Une mesure révélatrice de la crise que traverse la filière du tri et recyclage de textiles. Croulant sur des montagnes d’habits, chaussures et linge de maison en fin de vie, tout un écosystème est à bout de souffle. Sa mission, en grande partie assurée par des acteurs de l’économie sociale et solidaire (Emmaüs, Croix-Rouge, Secours populaire...), est pourtant cruciale : redonner de la valeur à des articles qui finissent encore, pour plus de la moitié d’entre eux, à la poubelle.

«Avec l’essor des plateformes chinoises d’ultra fast fashion (Shein  et Temu), les Français achètent de plus en plus de vêtements. La filière n’est pas prête à cela», se désole Emmanuel Pilloy, président du Relais, membre d’Emmaüs France. L’an passé, chaque…

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