Publié le 08/08/2026 à 14h55
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Le Hamas exhorte les États-Unis à faire pression sur Israël, qui n’a pas accepté la dernière feuille de route.
Passer la publicité Passer la publicitéLe mouvement islamiste palestinien Hamas a déclaré samedi qu'il restait prêt à mettre en œuvre le plan de paix pour Gaza soutenu par les États-Unis, appelant à faire pression sur Israël, qui n'a pas accepté la dernière feuille de route.
Celle-ci, récemment annoncée par le président américain Donald Trump, porte sur la deuxième étape du plan et lie le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes du territoire palestinien.
Désarmement «complet»
«Le Hamas et les autres factions ont confirmé aux médiateurs leur disposition (...) à passer à la deuxième phase, à condition qu'Israël donne son aval et commence à appliquer l'accord», a déclaré un responsable de l'organisation à l'AFP. Le Hamas «exhorte l'administration américaine à exercer des pressions sur Israël pour l'obliger à respecter l'accord», a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat.
Le président Trump avait salué la semaine dernière l'acceptation par le Hamas de son désarmement dans le cadre du plan, parallèlement à un retrait progressif d'Israël de Gaza.
Face aux inquiétudes israéliennes et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benyamin Netanyahou, le haut représentant du «Conseil de Paix» pour Gaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu'Israël ne se retirerait qu'après un désarmement «complet» du Hamas.
Refus de Netanyahou
Mais cela n'a pas suffi et M. Netanyahou, en campagne pour sa réélection en octobre et qui affronte une forte opposition à propos de l'accord, a affiché mercredi son refus du plan.
L'armée israélienne a promis de continuer à viser le mouvement islamiste, qui a mené l'attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre Israël le 7 octobre 2023. Les opérations israéliennes à Gaza, bien qu'elles se poursuivent, semblent avoir diminué en intensité ces derniers jours. Samedi, l'hôpital Nasser de Khan Younès (sud) a fait état de trois personnes blessées par des tirs israéliens.
Depuis le cessez-le-feu d'octobre, 1257 Palestiniens ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé dans le territoire, qui relève de l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies. L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.