Publié le 08/08/2026 à 14h12
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Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène toujours des frappes ponctuelles et des démolitions de bâtiments dans le sud du Liban.
Passer la publicité Passer la publicitéDes troupes israéliennes ont pénétré dans la nuit dans un village du sud du Liban récemment passé sous le contrôle de l'armée libanaise et y ont érigé un remblai de terre, ont affirmé samedi un média d'État libanais et le maire de la localité. Un correspondant de l'AFP a vu ce remblai qui bloque une route, à l'entrée est de la localité de Zawtar al-Gharbiya.
L'armée s'était déployée en juillet dans cette première «zone pilote» dont les abords avaient été évacués par Israël conformément à un accord-cadre signé fin juin entre le Liban et Israël, sous parrainage américain.
«Violation» de l’accord
«Une force de l'armée d'occupation israélienne a avancé à Zawtar al-Gharbiya peu après minuit (...) et a érigé un nouveau remblai de terre près de la place du village», a rapporté l'Agence nationale de l'information (Ani), média officiel. Il s'agit d'une «violation» de l'accord, a dénoncé une source militaire libanaise auprès de l'AFP. L'armée israélienne n'a pas commenté dans l'immédiat.
L'accord-cadre prévoit le déploiement de l'armée libanaise et le retrait progressif israélien du sud du Liban, qu'il occupe en partie depuis que le Hezbollah pro-iranien a rouvert les hostilités début mars, en soutien à Téhéran visé par une offensive israélo-américaine. Le retrait est conditionné au désarmement du mouvement islamiste, qui s'y refuse et n'est pas partie aux discussions.
Une cinquantaine de familles sont revenues à Zawtar al-Gharbiya depuis fin juillet, a indiqué le maire Abed Ezzeddine à l'AFP, ajoutant qu'elles avaient été «surprises» de découvrir le remblai samedi matin.
Négociations
Le Liban et Israël ont achevé jeudi leur septième session de négociations. Selon une source au sein de la présidence libanaise, les Israéliens ont refusé de discuter de nouvelles zones de retrait, voulant s'assurer d'abord du contrôle effectif de l'armée libanaise des «zones pilotes» prévues par l'accord.
Un responsable israélien a affirmé de son côté à l'AFP que l'extension de ce processus n'était «pas automatique» et dépendrait des résultats constatés.
Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène toujours des frappes ponctuelles et des démolitions de bâtiments dans le sud du Liban. Samedi, l'agence Ani a ainsi fait état de plusieurs frappes.