Publié le 30/08/2026 à 02h35
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Il s’agit de la deuxième mobilisation en deux semaines visant Peter Thiel dans la capitale argentine.
Près d'une centaine de personnes ont marché samedi à Buenos Aires vers le domicile présumé de Peter Thiel, le co-fondateur du géant américain de l'IA Palantir, pour réclamer son expulsion et dénoncer des projets «technofascistes» liés au président Javier Milei. Il s'agit de la deuxième mobilisation en deux semaines visant Peter Thiel dans la capitale argentine. Le milliardaire a façonné l'entreprise, lancée en partie avec le soutien de la CIA, autour d'une mission: «défendre l'Occident». Il participe à des projets du Pentagone aux États-Unis, principal allié géopolitique de M. Milei.
Le président argentin et l'homme d'affaires se sont rencontrés en avril en Argentine. Par la suite, Thiel a acheté une maison et a déménagé à Buenos Aires, selon des enquêtes journalistiques et des responsables politiques de l'opposition. Les deux manifestations ont eu lieu devant cette propriété.
Bien que M. Milei ait précisé que, lors de cette réunion, ils n'avaient pas discuté d'investissements et qu'il s'était agi d'une conversation sur l'anarcho-capitalisme, idéologie que tous deux professent, l'apparition ultérieure de projets de loi liés à l'achat de terres et à des avantages pour les entreprises technologiques a inquiété l'opposition. «La présence de Peter Thiel en Argentine n'est pas dissociée de ce paquet législatif, elle fait partie d'une tentative technofasciste», a déclaré samedi à l'AFP Juan Marino, député de l'opposition qui a participé à la mobilisation.
Parmi les lois que l'opposition associe à M. Thiel figure un projet visant à créer un régime pour les investissements de plus d'un milliard de dollars, avec des avantages fiscaux et de change pendant 30 ans pour des industries comme l'IA et les centres de données. Il a déjà obtenu l'approbation de la Chambre des députés en première lecture.
L'opposition vise aussi la réforme de la loi sur les sociétés, encore non votée, qui, comme l'a indiqué M. Marino, propose des «sociétés anonymes automatisées» sans personnes humaines. «Nous sommes venues expulser Peter Thiel», a déclaré à l'AFP une manifestante qui portait le gilet et un masque noir et blanc, et qui a demandé à ce que son nom ne soit pas divulgué.