Publié le 30/08/2026 à 08h00, mis à jour le 30/08/2026 à 08h03
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RÉCIT - Dès le 2 septembre, la rentrée littéraire sera lancée avec l’annonce de la sélection du Prix Goncourt. Y aura-t-il un auteur Grasset ? Comment la maison d’édition survivra-t-elle au départ de son PDG ? Et quid de l’avenir des 300 auteurs qui ont signé la pétition contre Vincent Bolloré?
« Déborder Bolloré » avait clamé des éditeurs, des auteurs et des libraires au plus fort de la crise qui avait secoué Grasset quand le groupe Hachette Livre avait licencié Olivier Nora, PDG de la maison d’édition depuis vingt-six ans. Plus de 300 auteurs avaient signé une pétition affirmant qu’ils ne publieraient plus chez Grasset. On avait parlé de « séisme ». Parmi les signataires, des auteurs de toutes sortes : des célèbres qui vendent beaucoup, d’autres moins, des réputés au faible tirage, des inconnus, des écrivains qui ne publiaient pas que chez Grasset ou n’avaient signé qu’un seul livre il y a longtemps, des jurés de prix littéraires, des acteurs du métier du livre, etc. (voir nos éditions du 14 et 16 avril). Au sein du mouvement le plus radical « Déborder Bolloré » (en fait, un projet éditorial et politique établi par une centaine « éditeurices indépendant·es (sic) » qui veut « faire face au libéralisme autoritaire dans le monde du livre »), certains…