Publié le 22/09/2026 à 17h05

D’après l’accusation, le policier a agi ainsi pour prouver son aptitude à intégrer un service de renseignement de la police à Marseille.

D’après l’accusation, le policier a agi ainsi pour prouver son aptitude à intégrer un service de renseignement de la police à Marseille. BORIS HORVAT / AFP

Deux ans de prison avec sursis ont été requis à l’encontre de ce policier révoqué, accusé d’avoir transmis des informations confidentielles à plusieurs personnes de son entourage, dont une défavorablement connue de la justice pour trafic de stupéfiants et agression sexuelle.

Les mains dans le dos, Lofti T. peine à cacher son agacement à la barre de la sixième chambre du tribunal correctionnel de Marseille ce mardi. Jusqu’à peu, Lofti T. était un policier affecté dans un commissariat parisien. Âgé de 34 ans, cet homme originaire d’Algérie est arrivé dans l’enfance à Marseille. « J’ai grandi entre la Busserine  et Font Vert , qui sont deux quartiers très compliqués à Marseille », souffle-t-il.

Les deux cités des quartiers nord de Marseille sont connues pour être le théâtre de trafics de stupéfiants. « Entre le sport et la musique, j’ai connu beaucoup de monde, poursuit-il. Après, chacun a fait son chemin. » Devant les enquêteurs, ce membre des forces de l’ordre reconnaissait ne pas avoir « les meilleures fréquentations pour un policier » qu’il ne pouvait pas pour autant « ignorer ».

Échange d’informations

Parmi ces fréquentations, Lofti T. se lie avec un homme au détour de parties de cartes. Le policier sait que S. est proche du narcotrafic marseillais. Déjà incarcéré…

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Le Figaro

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