Publié le 22/09/2026 à 18h44, mis à jour le 22/09/2026 à 18h58

Le parquet de Paris a annoncé ce mardi avoir ouvert plusieurs enquêtes après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées dans la rue avec des lunettes connectées sans leur consentement.
Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes en France après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées dans la rue avec des lunettes connectées sans leur consentement, a-t-il indiqué mardi, sollicité par l’AFP. Le parquet a précisé avoir été «saisi de plaintes portant sur des atteintes à l’intimité de la vie privée liées à l’usage de lunettes connectées».
L’association e-Enfance, qui gère la ligne 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques, avait alerté le 8 septembre sur le phénomène croissant des vidéos humiliantes réalisées avec des lunettes munies de caméra et diffusées en ligne.
Depuis le début de l’année, le 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques, a reçu une vingtaine de signalements concernant des femmes filmées sans leur consentement à l’aide de lunettes équipées d’une caméra, dont la majorité concernait des modèles Meta, avait précisé l’association à l’époque.
«Revoir l’encadrement»
«Il faut revoir l’encadrement de ces dispositifs dès leur conception. Et quand des créateurs font de l’humiliation d’inconnus leur fonds de commerce, les plateformes doivent appliquer une tolérance zéro et suspendre les comptes récidivistes», plaide Véronique Béchu, directrice de l’Observatoire de l’Association e-Enfance 3018.
Les lunettes connectées permettent notamment de prendre des photos et des vidéos, d’écouter de la musique, de passer des appels téléphoniques, de traduire des panneaux dans une langue étrangère, de projeter du texte ou des cartes dans le champ de vision, ou encore d’interagir avec un assistant d’intelligence artificielle intégré. Meta aurait développé une fonctionnalité de reconnaissance faciale prête à être intégrée à ses lunettes connectées.