Publié le 22/09/2026 à 18h43

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 81e Assemblée générale des Nations Unies au siège des Nations Unies à New York, États-Unis, le 22 septembre 2026.

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 81e Assemblée générale des Nations Unies au siège des Nations Unies à New York, États-Unis, le 22 septembre 2026. Mike Segar / REUTERS

Des membres de la délégation cubaine ont quitté mardi l’Assemblée générale de l’ONU pendant le discours du président américain alors que Washington maintient un blocus pétrolier autour de l’île.

La Havane a qualifié mardi de «calomnie» et «mensonge» les déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé devant l'Assemblée générale de l'Onu que le gouvernement de l'île communiste allait «tomber», sans dire comment. «Le régime communiste est sous forte pression, la plus forte qu'il ait jamais connue (...). Il va tomber», a affirmé Donald Trump, ajoutant que Washington menait des négociations avec La Havane et prédisant: «La liberté arrivera à Cuba».

La réaction de La Havane ne s'est pas fait attendre. «Le gouvernement des États-Unis  est incapable d'accepter que Cuba est, et a le droit d'être, un pays pleinement indépendant et souverain», a dénoncé sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, qui dirige la délégation cubaine à New York. «Aucune des déclarations fausses proférées par le président des États-Unis à l'ONU et aucune calomnie ne peuvent ni ne pourront nier ce fait», a ajouté le chef de la diplomatie.

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Des relations aggravées par le blocus pétrolier américain

Peu avant, des membres de la délégation cubaine avaient quitté la salle de l'Assemblée générale pendant l'intervention de Trump. Le président cubain Miguel Diaz-Canel a également fustigé le «mensonge» du locataire de la Maison-Blanche. «Incapable de justifier la punition infligée au peuple de Cuba et sa guerre économique génocidaire, le président des États-Unis répète à l'ONU que Cuba représente une menace», a-t-il regretté sur X.

Depuis le retour au pouvoir du milliardaire républicain, les relations entre La Havane et Washington se sont considérablement tendues. Le président américain affirme que Cuba, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, représente «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis et a menacé à plusieurs reprises de «prendre le contrôle» de l'île.

Washington, qui ne cache pas sa volonté de voir un changement de régime chez son voisin et ennemi idéologique, impose depuis janvier un blocus pétrolier de facto à l'île de 9,4 millions d'habitants, ce qui a plongé le pays dans une très grave crise économique et énergétique.