Publié le 22/09/2026 à 19h45

Depuis 2017, les administrations de Sécurité sociale ont été à l’origine d’un besoin de financement de 587 milliards d’euros, analyse Jean-Pascal Beaufret.

Depuis 2017, les administrations de Sécurité sociale ont été à l’origine d’un besoin de financement de 587 milliards d’euros, analyse Jean-Pascal Beaufret. Stephanie Lecocq / REUTERS

RÉCIT - Le combat d’un ex-inspecteur des finances, Jean-Pascal Beaufret, pour réclamer la transparence des comptes du pays bouscule les administrations et les institutions. Il éclaire le débat sur l’origine des déficits et de la dette : le modèle social français, et en particulier le système des pensions.

Jean-Pascal Beaufret est une tête de mule. La légende dit que, jeune inspecteur des finances, il a planqué dans un arbre pour assurer la mission de contrôle qui lui avait été confiée. Des décennies plus tard, à 75 ans, il mène son combat du moment avec la même obstination. « Les comptes de la nation sont trompeurs », explique-t-il. Parole d’ancien directeur général des impôts, ils faussent la perception des causes du drame budgétaire français. Chaque année en effet, le projet de loi de finances (PLF) fait apparaître un déficit massif, tandis que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) décrit un « trou » beaucoup plus limité (132 milliards d’euros et 19 milliards respectivement dans les textes pour 2026). « On se raconte des histoires », dénonce Jean-Pascal Beaufret.

Ses calculs à lui font apparaître une tout autre réalité. Depuis 2017, explique-t-il, les administrations de Sécurité sociale n’ont pas été en excédent cumulé - comme l’a voté le Parlement…

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Le Figaro

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