Publié le 22/09/2026 à 19h35

DÉCRYPTAGE - Depuis plus de vingt ans, un fonds public est alimenté par les cotisations obligatoires des salariés de l’État.
C’est un refrain qui revient de plus en plus, notamment chez les politiques. Face au déclin prévu du nombre d’actifs qui financent les pensions des retraités, le recours à la capitalisation est régulièrement mis sur la table, même à gauche.
Dernier exemple en date, ce mode de financement figure en bonne place dans les conclusions de la conférence TER (Travail, emploi, retraite) rendues le 16 septembre dernier au premier ministre par Jean-Pierre Farandou. « Développer la capitalisation pourrait contribuer à restaurer la confiance dans le système de retraite, et par voie de conséquence dans la répartition elle-même », écrivent les garants de cet exercice inédit qui a réuni les partenaires sociaux pendant plusieurs mois.
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Un fonds public de 53,6 milliards d’euros
La capitalisation obligatoire existe d’ailleurs déjà en France, au sein de la fonction publique. Aujourd’hui, sur les 5,8 millions de fonctionnaires en activité, près de 4,5 millions cotisent pour la Rafp. Derrière ce sigle austère se cache la Retraite additionnelle de…