Publié le 22/09/2026 à 19h01, mis à jour le 22/09/2026 à 19h38
L’accord prévoit notamment l’installation de nouvelles zones de défense américaines dans le sud et l’est du territoire arctique. Washington pourra également développer ses activités sur sa base de Pituffik, dans le nord.
Passer la publicité Passer la publicitéDonald Trump a signé mardi à New York un accord de sécurité avec le Danemark et le Groenland, lors d’une cérémonie organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Le président américain était entouré de la première ministre danoise Mette Frederiksen et du chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il a salué le début d’une relation «fantastique», qu’il juge bénéfique pour l’Otan.
L’accord prévoit notamment un renforcement de la présence militaire américaine sur l’immense territoire arctique. Donald Trump a annoncé devant l’Assemblée générale la construction de «deux très grandes bases militaires». Selon le texte signé mardi, les États-Unis pourront établir de nouvelles zones de défense à Narsarsuaq, dans le sud du Groenland, et à Mestersvig, sur la côte est. Washington pourra également moderniser et développer ses activités à Pituffik, dans le nord, où il dispose déjà de sa seule base militaire active sur l’île.
«Avancée positive»
L’accord prévoit par ailleurs une clause concernant l’avenir institutionnel du Groenland. Dans l’hypothèse où le territoire exercerait son droit à l’autodétermination et deviendrait indépendant, Copenhague et Nuuk s’engagent à ce que le nouvel État reste membre de l’Otan. «Le Gouvernement du Royaume de Danemark et le Gouvernement du Groenland veilleront conjointement à ce que l’État groenlandais indépendant accepte de rester membre de l’OTAN», stipule le texte.
En outre, l’accord interdit à tout acteur hors UE et Otan d’exercer un contrôle dans des secteurs stratégiques. «Compte tenu de la menace pour la sécurité nationale et l’ordre public que représentent les efforts accrus d’adversaires visant à étendre leur influence et leur contrôle au Groenland, les Parties conviennent que les États ou les investisseurs provenant d’un État qui n’est ni membre de l’Otan, ni partenaire de l’Otan, ni État membre de l’UE ne seront pas autorisés à exercer un contrôle, (...) une influence significative, ou avoir accès à des informations non publiques susceptibles de constituer une menace pour la sécurité nationale ou l’ordre public au sein de secteurs ou activités particulièrement sensibles sur le territoire du Groenland», précise l’accord dans son article 10.
Le gouvernement danois avait souligné avant la signature que l’accord devait renforcer la sécurité dans l’Arctique et l’Atlantique Nord tout en reconnaissant «la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume» et le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination. L’accord représente un pas «positif» pour la sécurité de l’Arctique, a salué le président du Conseil européen, instance qui rassemble les dirigeants des 27 pays de l’UE. «C’est une avancée positive pour la coopération transatlantique et la sécurité dans l’Arctique, fondée sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du droit du peuple groenlandais à l’autodétermination», a déclaré Antonio Costa sur X.