Publié le 22/09/2026 à 16h41, mis à jour le 22/09/2026 à 18h36

Le romancier et poète haïtien Thélyson Orélien est accusé d’avoir coécrit son roman avec l’IA. Quelle que soit l’issue de la polémique, la rentrée littéraire 2026 restera celle où l’on a, pour la première fois en France, demandé à un romancier de prouver qu’il était humain.
Si l’accusation se confirmait, ce serait du jamais vu. Un cataclysme pour le monde littéraire. Que des romances autoéditées sur Amazon soient accusées d’être générées par IA, passe encore. Mais que le soupçon frappe le roman phénomène de la rentrée ! C’était ça ou mourir, paru d’abord au Québec chez Boréal en mars 2026 avant de sortir chez Grasset le 19 août, s’est vendu à près de 35 000 exemplaires en cinq semaines. Il figure - réussite rarissime - sur presque toutes les grandes premières listes de l’automne : Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Goncourt des Lycéens. Ce premier roman raconte l’exil de Jonas Dorléon, d’Haïti jusqu’au Canada. Son auteur, Thélyson Orélien, est un poète d’origine haïtienne installé à Ottawa.
Lundi midi, le roman raflait le prix du roman Fnac. Quelques heures plus tard, un compte X d’à peine une centaine d’abonnés, «Balance ton Claude @Pangramed» - la firme Pangram a affirmé au Figaro n’avoir aucun lien avec le compte - publiait le verdict d’un détecteur…