Publié le 06/11/2026 à 21h30

Des manifestants antigouvernementaux affrontent la police lors d’une manifestation devant le Tribunal constitutionnel de Varsovie (Pologne), le 31 octobre 2026.

Des manifestants antigouvernementaux affrontent la police lors d’une manifestation devant le Tribunal constitutionnel de Varsovie (Pologne), le 31 octobre 2026. Kai Jane / ZUMA Press Wire via Reuters

RÉCIT - Varsovie peine à trouver une issue à la crise politique opposant le président au premier ministre, et qui s’est nouée autour de la nomination de juges du Tribunal constitutionnel.

« Ils se fichent du président et ils se fichent de nous, de la nation. » Au pied du Tribunal constitutionnel, Kasia brandit un drapeau à l’effigie du président polonais, Karol Nawrocki. Âgée de 75 ans, elle a fait le déplacement depuis les Carpates, dont elle est originaire, pour manifester. Elle se dit indignée par les événements survenus ici même une semaine plus tôt.

Cinq juges nommés par la Diète pour siéger au Tribunal constitutionnel depuis le printemps, mais que le président a refusé d’investir, les jugeant trop proches de l’entourage de Tusk, ont pris le contrôle de l’institution le soir du vendredi 30 octobre. Très vite, la plus ancienne d’entre eux, Anna Korwin-Piotrowska, a annoncé son intention de présider le tribunal, tandis que le ministre de la Justice annonçait la suspension du président en exercice. Le chef de l’État, Karol Nawrocki, qui se rendait en visite d’État au Sénégal, a alors fait demi-tour en plein vol pour s’introduire lui-même dans les locaux du Parlement…

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Le Figaro

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