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REPORTAGE - En déplacement dans un hôpital de l’Ariège, le chef de l’État s’est agacé que les médecins étrangers ne puissent pas facilement exercer en France. L’occasion d’attaquer les candidats qui font de l’Algérie un thème de campagne électorale.
À un an de l’élection présidentielle, c’est une pique qui ne manquera pas de faire réagir. Et le signe qu’Emmanuel Macron est déterminé à donner son avis sur les programmes des prétendants à sa succession. En visite lundi en Ariège, le chef de l’État a visité l’hôpital de Lavelanet, récemment reconstruit. Mais lors d’un échange avec une quinzaine de médecins de l’établissement qui partagent leurs doléances, la persistance du manque d’effectifs lui est rappelée. L’occasion pour Emmanuel Macron de s’enquérir du sort des « Padhue », l’acronyme administratif qui désignent les praticiens diplômés en dehors de l’Union européenne.
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« Ça s’est simplifié ? C’est encore le bordel », constate le président de la République alors que seulement 30% des médecins qui doivent passer le concours réclamé le réussissent. « C’est un truc qui me rend dingue ! Ils font de la médecine et le jour où il faut les titulariser, faut repasser un concours ! On a un système qui marche sur la tête (…)…