Un couloir de 33 km aux enjeux majeurs. L’Iran estime que son armée devrait avoir autorité sur le détroit d’Ormuz, au terme d’une proposition de loi, a déclaré lundi un haut responsable.

Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale, chargée d’examiner le texte, a précisé à la télévision d’État que les forces armées contrôleraient le détroit pour, notamment, interdire le passage de « navires hostiles ».

Le projet prévoit aussi que les droits de passage soient versés dans la monnaie locale, le rial iranien.

20 % du pétrole mondial

Habituellement, près de 20 % du pétrole et du gaz mondial transite par le détroit d’Ormuz. Mais depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par Israël et les États-Unis, cette voie maritime est bloquée.

D’un côté, Washington, déployé à la sortie du détroit, impose depuis le 12 avril un blocus aux navires quittant ou rejoignant les ports iraniens. De l’autre, Téhéran bloque quasi totalement le détroit.

Le détroit d’Ormuz s’est ainsi imposé comme le point de tension majeur dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Samedi, une rencontre entre les deux parties était prévue à Islamabad, au Pakistan, pour un nouveau cycle de discussions. Un rendez-vous finalement avorté au dernier moment.