En visite dans un hôpital de l’Ariège, ce lundi, Emmanuel Macron a été interrogé sur la ligne diplomatique à adopter avec le pouvoir algérien. « Allez dire à tous les mabouls qui nous expliquent qu’il faudrait se fâcher avec l’Algérie », a lâché le président de la République sans citer de noms.

Avant de vanter les mérites des médecins non issus de l’Union européenne travaillant dans les déserts médicaux français. « C’est des gens remarquables qu’on fait bosser, qui font de la médecine, qui sont à l’hôpital et, le jour où il faut les titulariser, (…) on repart tout de zéro, il faut passer un concours pour emmerder le monde », a-t-il pointé.

Le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, s’est vraisemblablement senti visé. Et a réagi par l’intermédiaire d’un communiqué de presse. « Aujourd’hui, Emmanuel Macron s’en est pris à ceux qui, comme moi, sont partisans de la fermeté avec l’Algérie, en évoquant notamment les lourdeurs administratives pour les médecins étrangers. Je veux lui répondre calmement mais fermement : ce faux prétexte ne vise qu’à dissimuler les vrais problèmes », assure l’ex-ministre de l’Intérieur.

Et d’ajouter : « Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d’OQTF dangereux qui n’ont plus rien à faire en France, et que le régime d’Alger refuse de reprendre, contrairement aux accords de 1994 que l’Algérie ne respecte toujours pas ».