En moyenne, le prix du gazole s’est établi, la semaine dernière, à 2,1639 euros le litre, soit presque 15 centimes de moins qu’en milieu de mois.
Accalmie ou fin durable pour la flambée des prix du carburant ? La semaine dernière, la moyenne des prix à la pompe était à nouveau en baisse, selon les données des autorités publiées ce lundi. Si le recul reste timide pour l’essence, il est plus franc pour le gazole. De quoi apporter un peu d’air aux automobilistes, qui font face à des factures élevées depuis fin février.
Selon les données gouvernementales, le prix du litre de gazole s’établissait la semaine dernière à 2,1639 euros en moyenne, soit environ 8 centimes de moins que la semaine du 17 avril (2,2441) et 15 plus bas que celle du 10 avril (2,3139). Si le tarif se rapproche petit à petit de la barre des 2 euros le litre, le prix du diesel demeure bien au-dessus de son niveau d’avant-guerre : la veille de l’offensive israélo-américaine sur Téhéran, il se situait, en moyenne à 1,7009, soit 45 centimes de moins que les niveaux de cette semaine.
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Du côté de l’essence, la baisse est bien plus timide. Le SP95, le SP95-E10 et le SP98 s’établissaient respectivement à 2,0158, 1,9754 et 2,0504 euros. Pour le consommateur, le soulagement oscille donc entre 1 et 2 centimes le litre. Là aussi les niveaux d’avant-guerre semblent d’un autre monde, entre 1,70 et 1,80 euro.
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Une baisse incertaine
Les prix à la pompe baissent donc pour la deuxième semaine consécutive. Mais l’accalmie va-t-elle se prolonger ? Un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, annoncé le 8 avril par Donald Trump, avait permis aux cours de l’or noir de diminuer et de mettre un terme à la flambée des prix à la pompe : le 17 avril, le baril de Brent se fixait à 91 dollars, soit son niveau le plus bas depuis le début du conflit, lors duquel il a plafonné à 112, le 20 mars. Depuis, alors que les négociations entre Américains et Iraniens semblent s’enliser, l’indice référence du cours du pétrole est reparti à la hausse et oscillait autour de 107 dollars ce lundi 27 avril.
La baisse des prix à la pompe demeure donc fragile et la trajectoire des deux dernières semaines ne saurait indiquer une baisse durable. Le spectre d’une pénurie d’hydrocarbures reste ainsi tenace dans l’esprit des entreprises du secteur. Vendredi dernier, le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a affirmé que la France entrerait «dans une ère de pénurie énergétique» si le blocage du détroit d’Ormuz persistait «encore deux ou trois mois». «On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter» a répondu le président de la République Emmanuel Macron en visite à Athènes, ajoutant que «la situation ne nous [faisait] envisager aucune pénurie».