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DÉCRYPTAGE - Le blocage du détroit d’Ormuz prive l’économie de 20% de la production mondiale de pétrole. Malgré le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, aucune amélioration durable n’est observée dans la région.
«Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques». Vendredi dernier, le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, s’est montré particulièrement alarmiste face aux difficultés persistantes dans le détroit d’Ormuz. Depuis le début du conflit en Iran, les belligérants empêchent les tankers de sortir avec leur précieuse marchandise. De quoi perturber l’approvisionnement mondial en or noir. «La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique, (...) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures», a argumenté l’homme d’affaires.
Cette grenade dégoupillée n’a pas tardé à faire réagir jusqu’au plus haut sommet de l’État. «Je crois pouvoir vous dire à ce stade, que la situation est contrôlée», a tenté de minimiser Emmanuel Macron, lors d’un déplacement à Athènes. «Aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie», a-t-il ajouté. Le chiffre des stations-service…