Réservé aux abonnés

DÉCRYPTAGE - Une cinquantaine d’États participent les 28 et 29 avril en Colombie à une réunion inédite sur la sortie progressive du charbon, du pétrole et du gaz, contributeurs majeurs au réchauffement climatique.

À l’heure ou la crise énergétique liée au blocus du détroit d’Ormuz met une nouvelle fois en lumière la dépendance de nombreux pays vis-à-vis du charbon, du pétrole et du gaz, la conférence tombe à point nommé. Du 24 au 29 avril, la Colombie coorganise avec les Pays-Bas une réunion inédite des « pays volontaires » sur la sortie progressive des énergies fossiles, principales responsables du réchauffement de la planète. Scientifiques, entreprises et ONG sont rassemblés dans la station balnéaire colombienne de Santa Marta, qui accueille mardi et mercredi ministres et hauts représentants d’une cinquantaine de pays pour le « segment de haut niveau ». La France envoie son ambassadeur pour le climat, Benoît Faraco.

Cette conférence est née d’une frustration. Lors de la COP28, à Dubaï, en 2023, les pays s’étaient engagés à une « transition hors des énergies fossiles », sans toutefois préciser comment la mettre en œuvre. En novembre dernier, en ouvrant la conférence internationale…