Les champions d’Europe parisiens affrontent la machine bavaroise ce mardi, au Parc des Princes, dans un choc XXL en demi-finale aller de Ligue des champions.

La finale avant la lettre. Sans faire offense à l’Atlético et Arsenal, qui en découdront mercredi, PSG-Bayern, c’est l’affiche la plus attendue, celle qui fait saliver, rêver. Un duel entre « les deux meilleures équipes d’Europe », dixit Luis Enrique. En fait, malgré son profond « respect » pour le récent champion d’Allemagne et en sachant qu’« il n’y a pas de favori » avant une opposition de ce genre, le technicien espagnol n’hésite pas à affirmer qu’« il n’y a aucune équipe meilleure que (Paris) ». À confirmer sur le pré, ce mardi (21 heures, Canal+) au Parc des Princes, en demi-finale aller de C1, et le mercredi 6 mai, à Munich, pour le retour.

Une chose est sûre : le club qui sortira vainqueur de ce duel de frères jumeaux s’avancera comme favori en finale, le 30 mai, à Budapest. Paris et le Bayern sont effectivement les deux formations les plus impressionnantes du Vieux Continent, deux machines collectives. Le tout avec des footballeurs de grand talent (Dembélé, Olise, Kane, Vitinha…) et deux entraîneurs mus par la même philosophie héritée de Pep Guardiola : tout pour le jeu.

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Deux entraîneurs qui n’ont pas vocation à changer leurs plans. Ils viseront à imposer, pas à subir, quelles que soient la difficulté ou les forces de l’adversaire. Deux coachs qui ont fait en sorte que leur équipe ne soit pas dépendante des performances d’un ou deux joueurs. Les points communs sont nombreux.

Paris en quête de doublé

Ça va faire des étincelles, c’est sûr. Les amateurs de football ouvert en auront pour leur argent. « C’est une demi-finale passionnante », résume Luis Enrique, qui rappelle que les Parisiens ont toujours faim après l’obtention du premier titre en Ligue des champions dans l’histoire du club l’an dernier, à l’Allianz Arena, et rêve à un deuxième sacre européen. Pour le « Rekordmeister », ce serait le septième, et le premier depuis 2020… contre le PSG en finale (1-0).

PSG-Bayern, la finale avant la lettre et un choc de titans, oui. Mais c’est aussi un classique à l’échelle européenne. Les deux clubs ont déjà croisé le fer à 16 reprises jusqu’ici, avec un bilan à l’avantage des Bavarois (9 victoires contre 7). Il y a eu le slalom de George Weah en 1994, la fameuse finale de 2020 avec le but assassin de l’ancien Parisien Kingsley Coman, la victoire renversante de Neymar et compagnie sous la neige, à Munich, en 2021… Il se passe toujours quelque chose ! Plus récemment, le PSG avait pris le meilleur sur le Bayern (2-0) en quarts de finale du Mondial des clubs, l’été dernier, aux États-Unis. Et ce malgré… deux expulsions (Pacho, Hernandez). Un succès qui avait mis un terme à une série de quatre revers face au Bayern depuis 2021.

La gifle de novembre

La dernière confrontation en date remonte au 4 novembre dernier, au Parc, en phase de ligue. Une gifle pour les champions d’Europe, battus 1-2 dans leur stade, avec un doublé de Luis Diaz, expulsé ensuite pour un tacle assassin sur Achraf Hakimi. À 10 contre 11, Paris n’était pas loin d’arracher le nul, mais, en première période, à 11 contre 11, il n’y avait pas eu photo.

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De l’eau a coulé sous les ponts depuis. Si le Bayern a globalement continué sur sa lancée, le PSG a connu des heures plus sombres, payant le prix de sa campagne 2024-2025 à rallonges. Pendant longtemps, les Parisiens se sont accrochés aux branches. Et ne sont pas passés loin d’une déconvenue contre Monaco (3-2, 2-2), en barrage.

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Paris transfiguré

Puis tout a changé. Face à Chelsea (5-2, 3-0) puis Liverpool (2-0, 2-0), aux tours précédents, le PSG a retrouvé de sa superbe. On croyait les Rouge et Bleu rincés physiquement et mentalement. Force est de constater que ce n’est pas le cas… Au contraire. D’ailleurs, c’est avec un groupe quasi au complet qu’ils vont défier le Bayern. « C’est la magie de la Ligue des champions », s’amuse Luis Enrique, qui vient de guider le Paris SG à sa troisième demi-finale de C1 de suite. « On mérite d’être là, on est confiants, mais on connaît la difficulté de jouer face au Bayern », affirme-t-il. Et d’ajouter : « On veut aller encore un peu plus loin. » Il faudra pour cela sortir le grand jeu. PSG-Bayern, le test ultime.