Ce dénouement clôt cinq mois de travaux sous haute tension, émaillés de nombreuses polémiques. Le rapport sera publié dans sa version finale la semaine prochaine.

Fumée blanche sur le Palais Bourbon. Les trente députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public réunis à huis clos ont voté en faveur de la publication du rapport de Charles Alloncle. Le scrutin a été serré : 12 voix pour la publication, et 10 voix contre.

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Ce document de 369 pages, qui contient près de 80 propositions de réforme, va encore rester confidentiel pendant une semaine. À l’issue de cette période, il sera publié sur le site de l’Assemblée, accompagné d’un avant-propos rédigé par le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus et des contributions des groupes parlementaires.

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Ce dénouement clôt cinq mois d’auditions sous haute tension, émaillés de nombreuses polémiques. Rarement les conclusions d’un rapporteur seront passées si près de la censure : plusieurs propositions de l’élu ciottiste, qui ont fuité dans la presse, ont choqué une partie des députés. Pour «optimiser» le périmètre de l’audiovisuel public, le rapporteur propose par exemple de fusionner France 2 et France 5, ou Franceinfo et France 24, ce qui n’est pas du goût de tous les parlementaires. Mais certains députés ont plus largement été heurtés par le ton du document, «calomnieux» et «insidieux» selon eux.

Dimanche, une grande partie des trente membres hésitaient encore : faut-il oui ou non publier ce rapport avec le sceau de l’Assemblée nationale ? Pas étonnant donc que la réunion d’adoption, commencée à 14h30, se soit éternisée. Les députés socialistes, insoumis, mais aussi ceux du centre et du parti présidentiel, ont profité du débat organisé avant le vote pour demander à Charles Alloncle de revoir «in extremis» sa copie.