La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, s’adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le lundi 27 avril 2026, à Washington. ALEX BRANDON / AP

La Maison Blanche a imputé lundi 27 avril la responsabilité de l’attaque survenue lors d’un gala de la presse en présence de Donald Trump samedi à Washington, à ce qu’elle qualifie d’un « culte de la haine venu de la gauche ». « Le culte de la haine venu de la gauche contre le président et tous ceux qui le soutiennent et travaillent pour lui a fait de nombreux blessés et morts, et a failli frapper à nouveau ce week-end », a accusé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse.

En parallèle, Donald Trump a réclamé que la chaîne ABC renvoie immédiatement l’animateur Jimmy Kimmel, auteur selon lui d’un « ignoble appel à la violence » au travers d’une blague visant Melania Trump. « Cela va vraiment trop loin. Jimmy Kimmel doit être immédiatement renvoyé par Disney et ABC » a écrit le président américain, en critiquant des propos tenus par l’humoriste, qui dans son émission la semaine dernière avait jugé que la Première dame « était rayonnante comme une veuve en devenir ».

Un peu plus tôt, Melania Trump, s’était déjà insurgé contre l’animateur, en accusant ce fréquent critique de Donald Trump de porter une « rhétorique de haine et de violence » après un monologue la semaine dernière qui a provoqué la colère du gouvernement.

Le message sur le réseau social X de Mme Trump intervient deux jours après les tirs lors du gala des correspondants de la Maison Blanche en présence du couple présidentiel. Le suspect aurait cherché à assassiner de hauts responsables du gouvernement, d’après la Maison Blanche. Deux jours avant les faits, M. Kimmel avait parodié dans son émission sur ABC le monologue traditionnellement effectué par un humoriste lors de ces galas, au cours duquel le président est l’objet de moqueries consensuelles.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Coups de feu au dîner des correspondants de la Maison Blanche : le suspect visait les membres de l’administration Trump, selon les autorités Lire plus tard

« Légitimer la violence politique »

Ses propos ont été condamnés à droite lundi, notamment par James Blair, haut responsable de la Maison Blanche, qui a dénoncé des commentaires ayant pour but, selon lui, de « légitimer la violence politique ». « Jimmy Kimmel ne devrait pas être à l’antenne », a-t-il ajouté sur son compte X.

Pour Mme Trump, « ce monologue à propos de ma famille, ce n’est pas de l’humour ». « Les gens comme Kimmel ne devraient pas avoir l’occasion d’entrer dans nos foyers chaque soir pour répandre la haine », a ajouté la première dame, qualifiant l’animateur de « lâche » et exhortant ABC à agir contre lui.

Ce n’est pas la première fois que l’animateur se retrouve l’objet de critiques virulentes par l’administration Trump. Grande star des émissions de nuit, les fameux « late night shows », M. Kimmel avait provoqué l’ire de la droite américaine en septembre dernier, qui l’avait accusé d’exploiter politiquement l’assassinat de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk.

Propriété de Disney, ABC avait alors suspendu d’antenne l’animateur. Mais face au tollé et aux accusations de censure, la chaîne avait fait revenir l’humoriste une semaine après son éviction. M. Trump avait salué la suspension de l’humoriste comme une « grande nouvelle pour l’Amérique », avant de dénoncer son retour sur « ABC fake news ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’actualité vue par ABC et Fox News, deux Amériques aux antipodes en prime time Lire plus tard