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RÉCIT - Déclenchée le 28 février dernier sans préavis ni mandat international par Donald Trump, l’offensive aérienne américano-israélienne s’est transformée en un bras de fer économique autour du détroit d’Ormuz.
La guerre d’Iran entre mardi dans son troisième mois. Les armes se sont tues, mais le conflit s’est transformé en une épreuve de force économique, où chaque camp s’efforce de faire plier l’autre par des mesures de rétorsion. Au blocage du détroit d’Ormuz répond le blocus des ports iraniens. Au lieu de la victoire décisive annoncée par Trump dès les premiers jours, la « petite excursion » commence à ressembler à l’une de ces « guerres gelées », jamais terminées, entre un cessez-le-feu qu’aucun camp ne veut rompre, et un accord de paix qu’aucun ne veut signer.
Le bilan provisoire du conflit est aussi en demi-teinte. Il a confirmé l’entrée dans une nouvelle ère militaire, où les capacités des drones aériens et navals jouent dorénavant un rôle de premier plan, et où les missiles et les armes antimissiles sont presque aussi importants que l’aviation. Strat
égiquement, les États-Unis ont envoyé à leurs adversaires un message de leur détermination, faisant mentir les calculs selon lesquels…