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DÉCRYPTAGE - Grâce à une décentralisation de son commandement, le pouvoir a survécu et s’est transformé en une direction militaire.

Enhardi par la guerre, le régime iranien a montré en deux mois de conflit une résilience surprenante. Mais l’aggravation des difficultés économiques lui impose, pour survivre, d’obtenir une levée des sanctions au terme de son affrontement avec les États-Unis. Un pari loin encore d’être gagné, tant les positions des belligérants paraissent éloignées.

« Contrairement à ce qu’espérait Benyamin Netanyahou, l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei aux premiers jours de la guerre n’a pas été un point de bascule. Le régime a survécu », analyse un diplomate occidental qui suit de près la situation en Iran. Aujourd’hui, ajoute-t-il, « il ne se prépare pas à céder ou faire des concessions. Son objectif numéro un demeure une garantie de non-agression de la part des États-Unis. Ses demandes sont élevées, il n’est pas dans un esprit de capitulation, il n’y a aucune trace de fissure en son sein, et on assiste à un revirement de certains opposants qui ne peuvent pas accepter les victimes civiles…