Elle était clouée au sol depuis décembre. Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a finalement placé ce lundi la compagnie aérienne Air Antilles en liquidation judiciaire avec cessation immédiate d’activité, les offres de reprise de la compagnie régionale n’ayant pas convaincu.

L’unique offre de reprise de l’activité ne proposait de sauver que 14 emplois, sur les 116 salariés de la compagnie. Elle était faite l’homme d’affaires guadeloupéen Pierre Sainte-Luce, à la tête d’un groupe qui gère plusieurs établissements de santé en Guadeloupe et à Saint-Martin et s’est diversifié dans l’hôtellerie, au travers d’un projet baptisé « Air Kalinago ».

Il s’agissait d’un « projet industriels structuré » mais qui « se heurte à des obstacles financiers et légaux insurmontables », selon le tribunal cité Outre-mer La Première.

Défaillances de sécurité

La compagnie Air Antilles est avec Air Caraïbes l’unique transporteur assurant des liaisons directes entre les îles françaises des Antilles. La compagnie ne dessert que les îles françaises des Antilles (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Guadeloupe et Martinique) et sa liquidation fait craindre une hausse des tarifs pour les habitants.

À voir aussi

Depuis le 8 décembre, les avions de la compagnie sont cloués au sol par le gendarme de la sécurité aérienne, qui a pointé des « défaillances très significatives » en matière de sécurité. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait déclaré à l’AFP en décembre que la compagnie n’était « plus en mesure d’assurer la sécurité de ses passagers et de ses personnels ».