Le coach bavarois s’est exprimé en conférence de presse ce lundi, au Parc des Princes, à la veille de la demi-finale aller de Ligue des champions entre «son» FC Bayern et le PSG.
Où est Vincent Kompany ? C’est la question qu’on se posera lors de PSG-Bayern mardi (21h, Canal+), en demi-finales aller de Ligue des champions. Le technicien belge sera en effet suspendu et donc privé de banc au Parc des Princes. «Je serai quelque part dans le stade (sourire). Je ne sais pas où est la place réservée à un entraîneur qui ne peut pas être sur le banc. Je ne sais pas encore comment ça va se passer», a-t-il souri en conférence de presse, rappelant qu’il n’est «pas satisfait de la manière dont (il a) été suspendu, mais il faudra trouver la solution en tant qu’équipe», a encore indiqué le coach du Bayern.
Plus tôt dans la journée, Luis Enrique estimait que «son» Paris Saint-Germain est l’équipe qui joue le mieux en Europe. Vincent Kompany, lui, n’en a pas pris ombrage. «Pour moi, le tenant peut s’octroyer tous les titres qu’il veut. J’espère qu’on pourra le faire la saison prochaine. On est là pour attaquer cette couronne et ce que le PSG a obtenu. Toutes les louanges sont méritées et si c’est leur vision des choses, il n’y a rien à redire. Le plus important, c’est qu’on a envie d’être dans cette position, on veut avoir ce qu’ils ont. On a faim», martèle Vincent Kompany, rappelant que le Bayern Munich a «gagné à Bernabeu, à Paris… On a beaucoup progressé. Le PSG, ce sont les tenants du titre. Mais s’il y a une équipe qui peut mettre en difficulté le PSG, c’est nous !».
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L’ancien défenseur belge voit en tout cas une opposition entre «deux équipes très créatives en termes de positionnement et pour éliminer en un contre un ou trouver des solutions dans les espaces réduits. Il n’y a pas un secret, une baguette magique pour boucler le match. C’est une question de détails, d’intensité et d’énergie. En même temps, on s’affronte pour la quatrième fois. On a l’expérience de jouer contre cet adversaire, et eux aussi». En l’occurrence, le Bayern a battu Paris deux fois en phase de ligue (1-0 et 2-1), tandis que les Parisiens l’ont emporté lors du Mondial des clubs (2-0), l’été dernier.
Il y a une espèce d’orage qui va se présenter et on ne sait pas dans quel sens ça ira, tant la qualité est grande des deux côtés. Vincent Kompany
Beaucoup d’observateurs imaginent que le vainqueur de cette double-confrontation remportera le titre et qu’il s’agit donc d’une finale avant la lettre. Vincent Kompany ne partage pas cette idée. «Non, il y a quatre équipes en lice (l’autre demi-finale opposera Arsenal à l’Atlético, NDLR) et elles ont toutes le droit de rêver à gagner la C1. Après, en termes d’idée de jeu, c’est une confrontation brutale. Il y a une espèce d’orage qui va se présenter et on ne sait pas dans quel sens ça ira, tant la qualité est grande des deux côtés».
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De la qualité, il y en a sur le banc parisien avec Luis Enrique, qui réalise un «travail formidable» à la tête du club de la capitale. «Je me souviens d’une victoire face au PSG il y a un an et demi et une masse de journalistes qui se ruaient sur Luis Enrique avec une envie presque "sanguineuse" alors que je voyais le contenu de son équipe. J’avais préparé le match, je savais ce qu’on avait ressenti par rapport aux autres matchs. Je trouvais que c’était exceptionnel. L’équipe était jeune, elle l’est toujours», expose le coach belge.
Et de poursuivre : «Mais je n’ai pas été surpris de les voir soulever la Ligue des champions, pas du tout. C’est parce que le travail de fond est effectué par Luis Enrique et le message que l’équipe communique, un collectif total avec des joueurs de talent, ce n’est pas facile. Il le fait à chaque fois qu’il a une équipe en main. Des compliments pour ce qu’il a fait. C’est un défi qu’on aime parce qu’on veut se mesurer aux meilleurs». Le Bayern est au bon endroit pour ça.