Un essaim de plusieurs milliers d’abeilles s’est formé sous la selle d’un vélo samedi après-midi, devant la station métro Palais-Royal–Musée du Louvre. Une intervention a été nécessaire pour sécuriser les lieux et déplacer les insectes.

Scène pour le moins inhabituelle, samedi après-midi, en plein cœur de Paris. Devant la station de métro Palais-Royal–Musée du Louvre (Ier arrondissement), un essaim de plusieurs milliers d’abeilles s’est formé sous la selle d’un vélo, contraignant les autorités à intervenir.

Le deux-roues était attaché depuis une trentaine de minutes lorsque, vers 15 heures, des passants remarquent une concentration inhabituelle d’insectes. Très vite, la situation a attiré l’attention des badauds : entre 10.000 et 15.000 abeilles se sont agglutinés, formant une grappe compacte sous la selle. Une vidéo publiée par le propriétaire du vélo «presque centenaire» sur le compte Instagram @ma_pauvre_lucette montre les butineuses.

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Alertée, la RATP a mis en place un périmètre de sécurité et a fermé temporairement l’accès à la station afin d’éviter tout incident. La mairie a également été sollicitée, tandis que les apiculteurs bénévoles habituellement mobilisés dans ce type de situation étaient tous indisponibles.

Une heure d’intervention

C’est finalement Volkan Tanaci, apiculteur urbain et fondateur de la miellerie CityBzz, qui est intervenu aux alentours de 18h30. «J’étais disponible alors je me suis tout de suite rendu sur place. À vélo, comme toujours», explique-t-il au Parisien . Sur place, il a découvert « un vélo assez ancien et ce fameux essaim», dont le propriétaire ne pouvait plus s’approcher.

L’opération, menée avec précaution, a duré environ une heure. «Tout s’est très bien passé. À cette période, les abeilles ne piquent pas donc les gens pouvaient être assez proches. J’ai vu quelques touristes prendre des photos», a précisé l’apiculteur. Les insectes ont ensuite été transférés dans une ruche et déplacés vers un toit du XIIIe arrondissement, où ils «vont très bien et prennent leurs repères en butinant de l’acacia».

«Merci à toutes les personnes (intervenants, professionnels du voisinage, passants,...) qui ont contribué à faire de cet évènement insolite une journée mémorable. (...) Hâte de goûter la production de nos nouvelles copines», se réjouit le propriétaire sur son compte Instagram.

Ce phénomène, impressionnant mais courant au printemps, correspond à un essaimage. «Dans une ruche, la reine va dire aux autres abeilles qu’il n’y a plus de place et donc tout le monde est obligé de se déplacer», détaille Volkan Tanaci. Avant de trouver un abri durable, les abeilles peuvent ainsi se poser temporairement sur des supports inattendus. «Certaines vont trouver un arbre, d’autres une cheminée, et d’autres un vélo !» s’amuse-t-il.