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ANALYSE - Derrière les polémiques sur les boulangers ou les jours fériés, deux visions économiques s’opposent.
Les couteaux ont été rentrés dans les fourreaux, mais pas jusqu’à la garde. Les syndicats se tiennent sur le qui-vive, de peur que la proposition de loi centriste visant à élargir les possibilités de travailler le 1er mai « ne revienne par la fenêtre » un jour ou l’autre. Le premier ministre a mis un terme au psychodrame le 17 avril en renvoyant le texte aux calendes grecques, tout en garantissant que les artisans boulangers et fleuristes puissent ouvrir le jour de la fête du travail, normalement chômé, en faisant travailler leurs salariés - tant que ceux-ci le veulent bien et qu’ils sont payés double, comme le prévoit déjà le Code du travail. Le « coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs », selon l’expression de la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, n’aura adonc pas eu lieu. L’ensemble des syndicats n’en restent pas moins défavorables à cet assouplissement, ont-ils fait savoir le 22 avril.
Ce dossier est refermé, pour le moment. Mais piquée au vif, la…