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DÉCRYPTAGE - Sur tous les sujets, le syndicat dirigé par Sophie Binet choisit l’opposition quasi systématique.
Le 13 avril 2026, Jean-Pierre Farandou vient d’acter la position du gouvernement sur le 1er Mai. À l’issue de la réunion avec les syndicats, invitée à se rendre au pupitre que vient de quitter le ministre du Travail, Sophie Binet hésite. « On peut faire ça avec juste les micros tendus ? Ça fait un peu bizarre de le faire devant les drapeaux », avance la numéro un de la CGT, visiblement gênée. Devant l’insistance des journalistes, la syndicaliste prend finalement place et retrouve rapidement son phrasé offensif caractéristique. « Ils nous ont volé deux ans de vie, ils ne nous voleront pas le 1er Mai », martèle la secrétaire générale, qui dénonce alors « un coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs et de travailleuses ». Quatre jours plus tard, la responsable syndicale opte pour la surenchère, en exigeant l’instauration d’un jour férié supplémentaire, en plus des 11 qui existent déjà en France.
« Nous voulons un nouveau jour férié le 8 mars, journée internationale…