Les dividendes et intérêts que vous avez encaissés en 2025 ont été soumis d’office, l’année dernière, au moment de leur encaissement, au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Vous devez juste vous assurer que les montants préremplis sur votre déclaration de revenus sont exacts.

Vous pouvez toutefois renoncer à cette imposition forfaitaire en optant pour une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Il suffit de cocher la case 2OP. Cette option est globale, et tous les revenus entrent dans le champ d’application du prélèvement forfaitaire unique (dividendes, intérêts…) ainsi que les plus-values de cession de titres.

Hormis pour les contribuables dont le taux marginal d’imposition ne dépasse pas 11 %, cette option est rarement avantageuse, sauf dans des cas spécifiques : dirigeants ayant vendu les titres de leur entreprise et pouvant bénéficier d’un abattement de 85 % pour le calcul de la plus-value imposable, contribuables ayant un déficit foncier imputable sur leur revenu global et/ou des réductions d’impôt qui seraient perdues si leurs revenus de placement restaient soumis au PFU.

Calculer ses plus- et moins-values

Si vous avez vendu des actions, obligations et parts de fonds communs de placement, vous devez déterminer vous-même le montant de votre plus-value imposable en compensant l’ensemble des plus- et moins-values réalisées en 2025. Si le résultat obtenu est positif, vous pouvez déduire les pertes subies au cours des dix années antérieures (elles ne sont pas préremplies sur votre déclaration : vous devez vous reporter à votre déclaration de l’année dernière).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Impôts : tout ce qu’il faut savoir sur la déclaration de revenus (et ce qu’il ne faut pas oublier) Lire plus tard

A la différence des revenus de placement, vos plus-values n’ont pas encore été amputées du prélèvement forfaitaire unique. L’impôt correspondant sera recouvré en septembre prochain, avec le solde de l’impôt, au taux global de 31,4 % (12,8 % de PFU et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option globale sur le barème de l’impôt sur le revenu (à noter que cette option ne vous permettra pas d’échapper à la hausse des prélèvements sociaux, qui viendront s’ajouter à l’impôt calculé selon le barème progressif).