L’ancien premier ministre israélien Naftali Bennett et le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid, lors de l’annonce de leur alliance politique, à Herzliya (Israël), le 26 avril 2026. GIDEON MARKOWITZ/REUTERS

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et ses alliés d’extrême droite vont-ils perdre les prochaines élections générales en Israël en octobre ? Si oui, la coalition d’opposition parviendra-t-elle pour autant à prendre le pouvoir ? Dans le système politique morcelé et complexe de l’Etat hébreu, les deux interrogations sont distinctes, mais presque aussi importantes, en réalité, à six mois d’un scrutin législatif possiblement décisif pour l’avenir du pays. Car, en Israël, la défaite éventuelle d’une coalition en poste ne garantit en rien que ses concurrents franchissent, de leur côté, le seuil de 61 députés à la Knesset, sur 120, indispensable pour former un gouvernement stable et durable.

Tout l’enjeu de la campagne électorale repose sur cette double inconnue. D’où l’importance de l’annonce effectuée dimanche 26 avril par Naftali Bennett, tenant d’une droite dure, et le centriste Yaïr Lapid. Les deux hommes, qui ont été d’éphémères premiers ministres, en 2021-2022, au sein d’une coalition hétéroclite de huit partis, ont décidé d’unir à nouveau leurs forces, en formant une liste commune, baptisée « Beyahad » (« ensemble »). « Je suis fier que deux dirigeants aux opinions divergentes puissent se battre ensemble pour le bien du peuple d’Israël (…). L’unité entre nous est un message pour tout le peuple d’Israël. L’ère de la division est terminée. L’ère de la réparation est arrivée », a déclaré Naftali Bennett, potentiel premier ministre en cas de victoire en octobre.

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