Le Championnat du monde de tennis de table par équipes revient à ses origines, 100 ans plus tard. Le premier Mondial s’est tenu en 1926 et c’était à Londres. Un siècle a passé et la petite balle blanche revient sur les bords de la Tamise pour sa 70e édition. Les Mondiaux par équipes, hommes et femmes, se déroulent du 28 avril au 10 mai et la France y est (très) ambitieuse.

Les Bleus servis d’entrée

Pour commencer le tournoi, l’équipe de France masculine, déjà championne d’Europe, est versée dans un tableau compliqué avec le Japon, l’Allemagne et Taïwan, autant de nations candidates à une médaille. Pas de panique, le premier tour n’a pas un gros enjeu : il a pour seul but de déterminer les têtes de série pour le tableau final.

Celui-ci commencera par les 16e de finale et ainsi de suite jusqu’à la finale à Wembley le 10 mai. Les filles, selon le même principe, sont versées dans une poule avec le Japon, l’Allemagne et l’Angleterre.

La Chine reste la grande favorite mais…

Le ping reste une affaire de Chinois. Au XXIe siècle, l’Empire du milieu a remporté tous les titres. Chez les dames, il faut remonter à 1991 pour trouver trace d’un échec des Chinoises avec une victoire de la Corée. Cette fois encore, la Chine reste la favorite du tournoi.

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Mais elle n’est plus aussi dominatrice, surtout chez les hommes. « Quatre personnes sur cinq que je croise me disent que la Chine n’a jamais été aussi accessible que cette année », glisse le directeur de la haute performance Jean-René Mounié.

Une demi-douzaine de nations peuvent venir cette fois chatouiller la hiérarchie si bien établie. Dont la France évidemment. « Je ne serais pas étonné par exemple que le Japon soit sacré » confesse Nathanaël Molin, le capitaine et coach de la fratrie Lebrun. Tout en espérant que ses Bleus montent sur le toit du monde.

La France avec les Lebrun veut y croire

Il y a deux ans en Corée, la France avait frôlé l’exploit en allant chercher la médaille d’argent, son meilleur résultat depuis 1997. Elle découvrait les frères Lebrun qui allaient émerveiller les Jeux de Paris trois mois plus tard. Deux ans ont passé et le ping n’a jamais été aussi populaire grâce à eux. Pour la première fois, elle est en mesure de viser un titre mondial.

En stage à La Chapelle-sur-Erdre près de Nantes avant de s’envoler pour Londres, les Bleus présentent la plus forte équipe de France jamais vue. « Pour la première fois, on a 10 Français dans le Top 100 mondial, remarque Simon Gauzy (n°21). Ce sont des classements qui, à une époque pas si lointaine, étaient réservés aux nations asiatiques ».

À Londres, outre Gauzy, la France se présente avec Félix Lebrun (n°4), Alexis Lebrun (n°12) et la plus jeune garde encore avec le très prometteur Flavien Coton (n°23) et Thibault Poret (n°26). De quoi nourrir de sacrées ambitions.

Chez les dames, la Chine continue de sembler intouchable. La France a des ambitions plus modestes dans le sillage de Prithika Pavade, n°29 mondiale.