Selon ces deux sources, le chancelier allemand s’adressait à des étudiants à Marseberg, dans le centre-ouest de l’Allemagne, quand il a laissé entendre que l’équipe de Donald Trump se faisait prendre de court par le régime de Téhéran.
« Les Iraniens sont manifestement très doués pour négocier, ou plutôt, très doués pour ne pas négocier, en laissant les Américains se rendre à Islamabad puis repartir sans résultat », a déclaré Friedrich Merz.
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« Une nation entière est en train de se faire humilier par le leadership iranien, en particulier par ces soi-disant Gardiens de la Révolution. J’espère donc que cela prendra fin au plus vite », a-t-il ajouté.
Une rencontre entre négociateurs américains et iraniens s’était déroulée dans la capitale du Pakistan début avril, mais n’avait pas permis d’aboutir à une fin dans la durée du conflit. Et ce week-end, les États-Unis ont annulé un deuxième round de négociations à Islamabad.
En parallèle, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré ce lundi 27 avril à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine. Il a à cette occasion imputé l’échec des pourparlers aux « exigences excessives » des États-Unis.
Une offre iranienne en discussion
« Nous avons toutes les cartes en main », lançait la veille Donald Trump, annonçant que les Américains renonçaient aux négociations directes. « J’ai dit que nous n’allions plus faire cela », a-t-il déclaré sur Fox News. « S’ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous, ou ils peuvent nous appeler, nous avons de très bonnes lignes téléphoniques sécurisées », a-t-il ajouté. « Nous avons fait du très bon boulot, cela va se terminer bientôt, et nous serons très victorieux ».
Lundi, les États-Unis ont dit examiner les dernières propositions de Téhéran pour débloquer le détroit d’Ormuz. Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles la République islamique a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.
« Nous n’allons clairement pas négocier par voie de presse », a indiqué le secrétaire d’État Marco Rubio, interrogé sur le sujet. L’offre « est meilleure que ce que nous pensions qu’ils nous proposeraient », a-t-il toutefois assuré.