Une colonne de fumée noire, à Bamako, le 26 avril 2026. AFP

Il a fallu trois jours et deux nuits pour que la France réagisse officiellement à l’offensive sans précédent des djihadistes au Mali. Un temps anormalement long à l’échelle diplomatique. Quelques heures après les attaques du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) et de leurs alliés indépendantistes du Nord contre plusieurs villes maliennes, samedi 25 avril, qui leur ont permis de prendre Kidal et de déstabiliser profondément la junte au pouvoir, les condamnations étaient venues de multiples parts.

De la Russie, soutien des autorités de Bamako, pour lesquelles Moscou a déployé quelque 2 000 paramilitaires, aux Etats-Unis, qui ont tous deux exprimé leur « solidarité » avec le peuple malien, de l’Union africaine aux Nations unies… Les acteurs géopolitiques majeurs ont condamné les attaques des groupes terroristes et se sont inquiétés du péril que ceux-ci faisaient peser sur le pays.

Alors que son silence suscitait de plus en plus d’interrogations, la France s’est finalement exprimée à son tour, lundi 27 avril au soir : dans un communiqué minimaliste, elle a souligné « sa préoccupation et sa solidarité à l’égard » des Maliens. « Nous ne sommes pas obligés de tout commenter partout », justifiait un diplomate pour expliquer le temps de réaction du Quai d’Orsay.

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