Il sera toujours possible de rouler sur les routes en mai. Alors que la guerre en Iran a débuté il y a deux mois et que les prix des carburants ont nettement augmenté depuis fin février, « il n’y a aucun risque de pénurie sur l’essence, le diesel, le kérosène dans les semaines à venir », a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France info ce mardi 28 avril.
« Il n’y a pas de risque de pénurie à l’heure où on se parle », a martelé la ministre, rappelant que la France dispose de stocks stratégiques.
Quelques minutes plus tôt sur France Inter, c’est son collègue Roland Lescure, ministre de l’Économie, qui assurait qu’il n’y avait « pas d’inquiétude » pour l’approvisionnement en hydrocarbures pour le mois de mai.
« On n’a pas eu de pénurie en avril » et « je n’ai pas non plus d’inquiétude pour le mois de mai », a dit le ministre, alors que le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné estimait vendredi que si le blocage du détroit d’Ormuz perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».
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« Si jamais on faisait face à des enjeux d’importation (…) on a trois mois de stocks stratégiques » d’avance, a poursuivi Roland Lescure, ajoutant que le gouvernement a aussi prévu d’augmenter le raffinage. Les stocks stratégiques sont évalués « 100 millions de barils, nous en avons libéré moins de 2 % », a détaillé Maud Bregeon.
Macron se veut rassurant
En outre, les deux ministres ont annoncé que le gouvernement allait recevoir « dans les prochains jours » les compagnies aériennes « pour faire le point sur la préparation de l’été ». Plusieurs d’entre elles, comme Ryanair ou Transavia, ont annoncé annuler des vols en raison de la hausse du coût du carburant.
Au lendemain des déclarations du président de TotalEnergies, le président de la République, Emmanuel Macron, avait assuré samedi qu’à ce jour, « la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », mais que « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ».
« Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », avait-il estimé lors d’une conférence de presse.