Nice et le hockey masculin, c’est fini. Comme nous l’annoncions depuis plusieurs semaines, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) d’hiver des Alpes 2030 a annoncé ce mardi matin dans un communiqué que les épreuves de hockey masculin ne pourraient pas être organisé à Nice, une ville désormais administrée par Eric Ciotti.
Depuis l’élection du candidat UDR-RN le 22 mars, des désaccords profonds étaient apparus, ce dernier refusant notamment de transformer en patinoire l’Allianz Riviera, le stade du club de football de l’OGC Nice présidé par son proche Jean-Pierre Rivère. Le plan B qu’il avait présenté, sur un stade d’athlétisme, n’a pas séduit les membres du Cojop. Pas plus qu’un plan C, sur un terrain de rugby. « Les analyses techniques, temporelles et financières menées ont mis en évidence les limites de ces options, notamment au regard de leur coût très élevé et de leur impact », explique le communiqué.
Voilà donc Nice obligé de se séparer d’une des épreuves reines du sport collectif aux JO d’hiver. Face à ce revers et à l’absence d’une patinoire de standing dans les clous des exigences du Comité olympique, le Cojop va désormais chercher une solution en dehors de Nice et faire expertiser d’autres solutions en France. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate, et nous révélions la semaine passée que Paris, à travers les sites de l’Accor Arena et de la Paris La Defense Arena, s’apprêtait aussi à déposer une candidature.
Dans le plan du Cojop, les épreuves femmes, elles, resteraient au Parc des Expositions de Nice. Une séparation géographique entre la compétition hommes et la compétition femmes que l’IIHF, la fédération internationale, ne devrait pas voir d’un bon œil.
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Pour le Cojop, le temps presse. Il n’a désormais plus que deux mois devant lui pour dessiner de manière définitive la carte des sites, laquelle devra être validée par le Comité international olympique (CIO) lors de sa session des 22 et 23 juin prochains.
Outre la question des sports de glace, plusieurs inconnues demeurent : le choix des sports additionnels, la répartition des épreuves de ski alpin entre Courchevel et Val d’Isère ou encore la localisation de l’anneau pour le patinage de vitesse sur longue piste entre l’Italie et les Pays-Bas, la France ne disposant pas d’un tel équipement.