Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, à l’Assemblée nationale, le 8 avril 2026. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Pendant tous les travaux de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, les critiques se sont multipliées sur l’action du rapporteur, Charles Alloncle (Union des droites pour la République, Hérault). Le député a parfois monopolisé les débats, semblant plus attentif à ses questions qu’aux réponses apportées, afin de multiplier les capsules pour les réseaux sociaux.

Pour le député Erwan Balanant (MoDem, Finistère), « un rapporteur ne peut pas que travailler à charge. Or, il était parfois dans l’outrance », avec des auditions qui « se transformaient en interrogatoires ». Les rappels à la déontologie se sont multipliés et le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, Calvados) a regretté « que les auditions se soient parfois transformées en tribunal politique ou en procès individuels ».

D’autres commissions aux sujets explosifs ont connu des débats plus sereins. Ainsi Xavier Breton (Les Républicains, Ain) a présidé, en 2025, la commission d’enquête sur l’islamisme et les mouvements politiques. « Je ne voulais pas que cette commission se transforme en chapiteau de cirque ou en cage de MMA. Notre système médiatique est demandeur de clashs. Mais cela ne fait avancer ni un sujet ni l’image de l’Assemblée, souligne-t-il. Ce qui est important dans une commission, ce ne sont pas les auditions, mais le rapport final. » Le député plaide pour un devoir de discrétion des membres pendant les travaux, afin de préserver la sérénité des débats.

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