Le ROV, ou véhicule sous-marin téléopéré, avant sa mise à l’eau dans le cadre de la campagne d’exploration de l’épave « Camarat 4 » conduite par des archéologues et la Marine nationale, au large de Ramatuelle (Var), le 6 avril 2026. SÉBASTIEN CHENAL/MARINE NATIONALE/DRASSM
En ce début avril, les 2 500 mètres de profondeur étaient dépassés lorsque, sur les images de la caméra diffusées à bord du Jason, la forme d’une coque est apparue. Quelque temps avant, stoppant sa descente à 20 mètres du sol, le ROV, ou véhicule sous-marin téléopéré, avait réduit son mouvement rotatif, s’était décroché de la « cage » portant ses câbles d’alimentation et de télécommunication, et avait commencé son approche, tenu au bout d’une « laisse ». Ancre à jas en bois, pièces d’artillerie, amoncellements de pièces de vaisselle colorées ont, peu à peu, surgi de l’obscurité abyssale où ils dormaient, à demi enfouis dans les sédiments depuis plus de cinq siècles.
En Méditerranée, au large de Ramatuelle (Var), dans un secteur d’où il était impossible d’apercevoir la côte, cette campagne scientifique sur l’épave Camarat 4 – conduite par le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) du ministère de la culture et le Centre expert dans la plongée humaine et l’intervention sous la mer (Cephismer) de la marine nationale – s’est achevée, le 8 avril, par la sélection, le prélèvement et la remontée de trois pichets et d’une assiette dans une caisse tenue à bout de bras par le robot.
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