Jimmy Kimmel sur le plateau de son émission « Jimmy Kimmel Live ! », en septembe 2025, photographie fournie par Disney. RANDY HOLMES / AFP / ABC / DISNEY

L’animateur américain Jimmy Kimmel, auteur d’une plaisanterie qui a exaspéré les époux Trump, s’est abstenu de présenter des excuses, lundi 27 avril, et a nié s’être rendu coupable, comme l’a accusé le président, d’un « ignoble appel à la violence ».

Donald Trump a réclamé que la chaîne ABC renvoie immédiatement celui dont il avait déjà demandé la tête en 2025. « Cela va vraiment trop loin. Jimmy Kimmel doit être immédiatement renvoyé par Disney et ABC », a écrit le président, après des propos de l’humoriste, jeudi 23 avril, qui trouvait la première dame « rayonnante comme une veuve en devenir ».

Ces propos ont pris d’autant plus de résonance avec le gala des correspondants de la Maison Blanche, samedi 25 avril, marqué par la tentative d’intrusion d’un tireur désormais inculpé de tentative d’assassinat sur le président.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Donald Trump évacué après des tirs au gala de la presse : « Personne ne m’avait dit que c’était une profession si dangereuse » Lire plus tard

Mais Jimmy Kimmel n’a pas fait marche arrière. « C’était évidemment une blague sur leur différence d’âge. Et le regard de joie que l’on voit sur son visage chaque fois qu’ils sont ensemble », a déclaré l’animateur à l’antenne, alors que les réseaux sociaux s’amusent de la moue souvent fermée de la première dame lorsqu’elle apparaît en public avec son mari.

« Une petite vanne très gentille »

« C’était une petite vanne très gentille sur le fait qu’il a presque 80 ans et qu’elle est plus jeune que moi », a-t-il fait valoir. « Mais je comprends que la première dame ait vécu une expérience stressante ce week-end, comme probablement chaque week-end », a-t-il ironisé.

« Je suis d’accord pour dire que les propos haineux et violents sont quelque chose que nous devrions rejeter », a-t-il insisté, estimant que le meilleur moyen de les bannir du débat public « serait d’avoir une conversation » avec le locataire de la Maison Blanche.

Grande star des émissions de nuit, les fameux « late night shows », Jimmy Kimmel avait déjà été accusé par la droite américaine d’exploiter politiquement l’assassinat de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk. Propriété de Disney, ABC avait alors suspendu d’antenne l’animateur le 17 septembre 2025. Mais face au tollé et aux accusations de censure, la chaîne avait fait revenir l’humoriste une semaine après son éviction.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Donald Trump contre les médias : la presse écrite résiste, mais la chaîne ABC suspend l’animateur Jimmy Kimmel Lire plus tard

Cette fois, c’est Melania Trump, rompant avec sa réserve médiatique habituelle, qui l’a elle-même critiqué, en l’accusant sur X de porter une « rhétorique de haine et de violence ». Pour Melania Trump, « les gens comme Kimmel ne devraient pas avoir l’opportunité d’entrer dans nos foyers chaque soir pour répandre la haine ».