Le président russe, Vladimir Poutine (à droite), et le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à Saint-Pétersbourg (Russie), le 27 avril 2026. DMITRY LOVETSKY/AFP
L’Iran cherche à sortir de l’impasse stratégique que pourrait installer le cessez-le-feu indéfini, décrété par le président américain, Donald Trump, le 21 avril et dépourvu de cadre politique clair. Lundi 27 avril, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a achevé une tournée diplomatique qui l’a conduit au Pakistan et à Oman – deux médiateurs dans les négociations américano-iraniennes de ces derniers mois – puis en Russie, où il s’est entretenu avec le président Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Au Pakistan, M. Araghtchi a rencontré son homologue Ishaq Dar, ainsi que d’autres responsables politiques et militaires. A Mascate, il s’est entretenu avec le sultan Haïtham Ben Tareq Al Saïd et le chef de la diplomatie, Badr Al-Boussaïdi.
L’Iran ambitionne de s’extraire de la situation inconfortable – « ni guerre ni paix » – dans laquelle il est placé, en mettant en avant une « nouvelle formule » de négociations, fondée sur une restauration progressive de la confiance avec Washington, une plus grande implication des acteurs régionaux et un report à un stade ultérieur des dossiers les plus complexes, comme le nucléaire. Selon l’agence iranienne Tasnim, proche des gardiens de la révolution, un plan en ce sens, en trois étapes, a été transmis à Washington via des médiateurs, au cours de la tournée.
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