Nour et Eissa Ghazal fouillent les décombres de leur maison, le lendemain de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, à Nabatiyé Al-Faouqa, au Liban, le 17 avril 2026. ADRIENNE SURPRENANT/MYOP POUR « LE MONDE »
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a publié, vendredi 24 avril, un rapport sur les trois premières semaines de la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah. Intitulé « Morts et déplacement au Liban », il documente plusieurs frappes israéliennes au cours desquelles des familles entières ont été tuées. De telles attaques sont susceptibles de constituer de graves violations du droit international humanitaire, selon le HCDH. Mazen Shaqoura, le représentant pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de cette institution onusienne, en rappelle plusieurs principes.
Les destructions en cours dans la bande frontalière libanaise
L’armée israélienne mène des destructions massives de bâtiments dans des villages de la région frontalière libanaise, qu’elle entend transformer en zone « stérile », c’est-à-dire ne pouvant plus héberger aucune infrastructure du Hezbollah. Israël a unilatéralement imposé une zone tampon dans le sud du Liban, bordée par une « ligne jaune ». Ce périmètre représente environ 6 % de la superficie totale du pays du Cèdre. A ce jour, seule une partie de cette zone est physiquement occupée par des soldats ; mais tous les villages qui s’y trouvent sont interdits d’accès aux civils.
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