Des manifestants se tiennent devant le Comité départemental olympique et sportif français lors d’une manifestation organisée par le collectif NO JO contre l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises, à Chambéry, le 6 janvier 2024. JEFF PACHOUD/AFP
« Irrecevables » et « infondés ». C’est en ces termes que la France juge les recours déposés contre elle devant une instance des Nations unies par un collectif de députés et par des organisations citoyennes (notamment le Collectif citoyen JOP 2030 et des associations comme Mountain Wilderness) pour sa gestion du dossier des Jeux olympiques et paralympiques Alpes 2030.
Vendredi 24 avril, soit au dernier jour du délai de cinq mois octroyé à Paris pour fourbir sa réponse, le ministère des sports a fait parvenir au comité de conformité de la convention d’Aarhus, à Genève, un mémoire de 12 pages tentant d’éclairer comment la France respecte, dans ce dossier, les engagements qu’elle a pris devant la communauté internationale en signant cette convention internationale le 25 juin 1998 (et en la ratifiant en 2002).
Le projet prévoit 13 sites de compétition répartis sur quatre pôles, avec un impact environnemental estimé par les organisateurs entre 689 000 et 804 000 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. Il implique des infrastructures nouvelles ou réaménagées dans des milieux sensibles, une consommation d’eau et d’énergie appelée à grimper, ainsi que la construction de villages olympiques, dont celui qui est envisagé au fort des Trois-Têtes, un site classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, à Briançon (Hautes-Alpes).
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