Dans un quatrième département de France métropolitaine, le code de la route va évoluer pour mieux sanctionner l'utilisation d'un smartphone au volant, et ce, dès le 1er mai 2026.
Une interdiction qui peut vous coûter très cher. Dès le 1er mai 2026, dans un quatrième département de France métropolitaine, l'utilisation d'un smartphone au volant entraînera la suspension immédiate du permis de conduire.
Une mesure rendue possible par différents arrêtés préfectoraux dans les départements suivants:
Les Landes (novembre 2025)
Le Pas-de-Calais (février 2026)
Le Lot-et-Garonne (février 2026)
La Charente-Maritime (mai 2026)
Annoncée par la police nationale sur ses réseaux sociaux, la mesure vise à sanctionner plus durement les automobilistes pris sur le fait, par exemple lors d'un contrôle inopiné en bord de route.
"Chaque année, le téléphone est à l'origine de nombreux accidents graves et multiplie par 3 le risque d'accident," signale la police nationale.
Combattre l'usage actif du smartphone au volant
Cela ne concerne toutefois que l'utilisation active d'un smartphone au volant. Concrètement, si un policier ou un gendarme constate que vous avez le téléphone en main ou que vous le manipulez alors que vous êtes au volant de votre véhicule. Les écouteurs sont aussi proscrits. Notez que si vous le regardez pour un guidage GPS, cela ne sera pas considéré comme une infraction, tout comme l'usage du téléphone en "main libre" (en haut parleur), qui reste "toléré" s'il n'amène pas à un comportement dangereux.
La suspension pourra aller jusqu'à six mois. Mais si d'autres infractions sont commises au même moment, les forces de l'ordre pourront étendre la rétention du permis.
Pour le préfet de la Charente-Maritime auprès de RMC, qui met en place ce dispositif au 1er mai 2026, "tout sera fait pour baisser le chiffre fatal des 45 morts par an sur les routes" dans ce département et pour cette raison. Il argue également que la mesure a montré son efficacité dans les Landes, où elle est testée depuis février dernier. Elle a donné lieu à la suspension de 200 permis, précise la préfecture.
Dans les autres départements, les règles actuelles restent inchangées; vous vous exposez toujours à une amende forfaitaire de 135 euros et à un retrait de trois points sur le permis de conduire.
Contacté par BFM Tech sur une éventuelle généralisation de cette sanction, le ministère de l'Intérieur ne nous a pas répondu.