Roberto Sanchez (à droite), candidat de gauche à l’élection présidentielle péruvienne, avec son avocat, à Lima, le 25 avril 2026. CONNIE FRANCE/AFP
Roberto Sanchez, candidat de gauche, conservera-t-il son avance sur le candidat d’extrême droite, Rafael Lopez Aliaga, qui le qualifierait pour le second tour de l’élection présidentielle du 7 juin, au Pérou ? Quinze jours après le premier tour, le 12 avril, le suspense demeure. Les résultats définitifs se font attendre et la bataille se jouera sur quelques milliers de voix. Le vainqueur affrontera Keiko Fujimori (droite radicale), arrivée en tête avec 17 % des suffrages. A 50 ans, elle disputera le second tour d’une présidentielle pour la quatrième fois d’affilée.
Roberto Sanchez, autoproclamé héritier de l’ex-président Pedro Castillo (2021-2022), devance son rival d’environ 23 000 voix. M. Castillo a été condamné en 2025 à onze ans de prison pour conspiration après sa tentative de dissolution du Congrès en dehors du cadre constitutionnel en 2022, et il est resté très populaire dans les régions les plus pauvres du pays.
Vingt-sept millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans un pays où le vote est obligatoire. Mais la lenteur du dépouillement des voix des zones rurales et de l’étranger, conjuguée à la contestation de milliers de bulletins réexaminés par le jury national électoral (JNE) après un scrutin marqué par une série de dysfonctionnements, ainsi que l’infime écart entre les deux candidats en lice pour la seconde place (24 000 voix à la date du mardi 28 avril), impose la prudence.
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