Il était, selon les experts, en cours de production depuis 2024. Le missile russe S-71K a fait son apparition sur le front en Ukraine depuis la fin de l’année dernière, selon le dernier rapport publié ce dimanche par la direction du renseignement du ministère de la Défense ukrainien.
« Ce nouveau missile a été déployé pour la première fois par l’ennemi à la fin de l’année dernière et semble représenter la première incursion de la United Aircraft Corporation (UAC) dans la fabrication de missiles », indique le GUR dans un communiqué publié sur son site Internet.
300 km de portée, 700 km/h… Les caractéristiques du S-71K
De son nom complet S-71K Kovyor (« tapis » en français), ce missile avait été capté en tests, en avril 2024, au centre de recherche en vol russe de Joukovski. Il aurait subi des « modifications de conception importantes » basées sur les leçons du conflit ukrainien, selon le site spécialisé The War Zone.
« L’ogive du S-71K utilise désormais une bombe à fragmentation hautement explosive OFAB-250-270 de 250 kg intégrée à la structure du nez du missile », détaille le GUR dans son rapport. Conçus pour être embarqué à bord des chasseurs russes Su-57, ces missiles sont largués en chute libre avant d’être propulsé par un turboréacteur compact R500 et guidé par « un système de navigation inertielle basé sur des capteurs simples ».
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Doté de trois réservoirs de carburant, le S-71K Kovyor revendique une portée autour des 300 km avec une vitesse de croisière de Mach 0,6, soit un peu plus de 700 km/h. Il est réputé pour être discret grâce à sa forme furtive - un profil trapézoïdal, un nez retroussé et des ailes en flèche.
Après l’analyse de plusieurs débris de missiles, la direction du renseignement du ministère de la Défense ukrainien s’inquiète surtout de l’origine des composants de cette nouvelle arme, venus de Chine, d’Allemagne, du Japon, ou encore de Taïwan et même des États-Unis.