La reine Camilla, le roi Charles III, le président américain Donald Trump et la première dame Melania Trump, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 28 avril 2026. HENRY NICHOLLS / VIA REUTERS

Les président américain, Donald Trump, a assuré, mardi 28 avril, que les Etats-Unis n’avaient pas « d’amis plus proches que les Britanniques », lors d’une réception en grande pompe à la Maison Blanche en présence du roi Charles III et de la reine Camilla, dans un contexte de tensions entre les deux pays sur la guerre en Iran.

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Au deuxième jour de la visite d’Etat du couple royal britannique, le roi doit s’exprimer dans l’après-midi (à 20 heures, à Paris) devant le Congrès américain. Charles III va évoquer au Capitole les liens historiques qui lient les deux pays, qui « ont toujours su trouver des moyens de se rassembler », selon des extraits de son discours fournis par son service de presse.

Charles III prendra la parole durant une vingtaine de minutes, deux cent cinquante ans après la déclaration d’indépendance des colonies américaines de la couronne britannique, le 4 juillet 1776. « C’est un immense privilège de vous accueillir (…) Vous vous rendrez ensuite au Congrès où vous prononcerez un discours qui rendra tout le monde très envieux de votre magnifique accent, très élégant », a plaisanté Donald Trump.

C’est seulement la seconde fois qu’un souverain britannique prendra la parole sur la colline du Capitole, après un discours d’Elizabeth II en 1991. Charles III s’exprimera à un moment de crispation dans la « relation spéciale » entre les deux pays, qu’il doit selon un extrait de son discours qualifier d’« une des plus grandes alliances de l’histoire humaine ».

Critiques à l’encontre de Keir Starmer

Mardi matin, Charles III et Camilla ont été formellement accueillis à la Maison Blanche par Donald et Mélania Trump lors d’une cérémonie militaire. Vingt et un coups de canon ont été tirés pour leur arrivée. « Quelle belle journée britannique », a déclaré le président américain depuis une estrade installée sur la pelouse sud de la Maison Blanche. « Depuis que nous avons obtenu notre indépendance, il y a plusieurs siècles, les Américains n’ont pas eu d’amis plus proches que les Britanniques », a-t-il dit ajoutant que les deux pays entretenaient une « relation particulière, et nous espérons qu’il en sera toujours ainsi ».

Donald Trump et Charles III auront ensuite un entretien privé dans le bureau Ovale, tandis que leurs épouses participeront à un événement consacré à l’éducation et à l’intelligence artificielle. Le couple royal reviendra à la Maison Blanche en fin de journée pour un banquet.

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Bien disposé personnellement à l’égard du roi, un « mec super » selon ses termes, Donald Trump ne ménage en revanche pas ses critiques envers le premier ministre Keir Starmer en raison des réserves de Londres concernant la guerre en Iran. Le dirigeant travailliste a notamment refusé l’utilisation de bases britanniques lors des premières frappes américaines.

Dans ce contexte, Charles III compte rappeler que la défense des idéaux démocratiques est « essentielle pour la liberté et l’égalité » face aux défis internationaux, et rappellera les multiples alliances qui lient les deux pays, comme l’OTAN, malmenée par M. Trump.

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Mercredi, le couple royal doit prendre le chemin de New York pour se rendre au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, avant de s’envoler jeudi pour le territoire britannique des Bermudes, dans l’océan Atlantique.

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